Le Renouveau de St Michel

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 [Livre] Histoire des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem

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St Michel
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MessageSujet: [Livre] Histoire des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem   Mer 12 Mar - 23:42



Deux grands Ordres de chevaliers-moines furent établis au Moyen-Orient à la suite de la première croisade et de la prise de Jérusalem aux Musulmans en 1099. Le premier était l'Ordre Militaire du Temple du Roi Salomon, et l'autre était l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ou les Chevaliers Hospitaliers, qui tirent son nom du grand hôpital de Jérusalem et de sept autres hôpitaux de Jérusalem appelés aussi "hôtels pour pèlerins" distribués le long de la route des pèlerins de Terre Sainte.
Les deux Ordres devinrent, par la reconnaissance Papale, des Ordres Religieux de l'Eglise et leurs membres prononcèrent les voeux solennels de pauvreté, chasteté, et obéissance. Les Templiers n'accomplirent que des fonctions militaires, la protections des pèlerins et des Lieux Saints. Lorsque le Royaume Latin de Palestine cessa d'exister à la fin du 13è siècle, les Templiers retournèrent en Europe, perdirent leur caractère militaire et furent dissous par le Pape au début du 14è siècle. Leurs biens furent remis en partie aux Chevaliers hospitaliers qui avaient commencé comme moines servant à l'Hôpital de Jérusalem. Peu à peu, ils assumèrent un caractère militaire et continuèrent, après la chute du Royaume Latin, de s'occuper des malades et de combattre les Musulmans dans leurs repaires insulaires de Rhodes puis de Malte.

Le Royaume Latin de Jérusalem et de Chypre (1099-1291)
Lieux Saints de Jérusalem et des environs, témoins de la vie et de la mort du Christ, ont toujours joué un rôle dans la vie du christianism. Au cours des nombreux siècles qui ont suivi la mort du Christ, les pèlerins se sont aventurés, par terre et par mer, en risquant la maladie, les éléments, l'exploitation et souvent la mort pour revivre la vie du Christ sur terre en visitant les Lieux Saints et, ce faisant, acquérant pour eux-mêmes de grands avantages spirituels. Ju'squ'au septième siècle, les Lieux Saints dépendaient de l'administration des empereurs romains. Le célèbre Empereur Constantin devint chrétien, déplaça sa capital vers l'Est à Byzance en 330 et erigea de remarquables églises dans les Lieux Saints. Parce que l'Empire romain d'occident se désintégraient graduellement sous les attaques répétées des barbares, l'Empereur chrétien d'Orient apparut comme le chef suprême du monde chrétien.
Mais au septième siècle de nouvelles invasions déferlèrent sur le monde byzantin lorsque des peuples voisins envahirent le territoire depuis l'Orient et les déserts d'Arabie. En l'an 614, Jérusalem tomba devant les envahisseurs Perses qui permirent la destruction de nombreux établissements chrétiens de ces lieux. Puis survinrent les Arabes motivés par la nouvelle religion: l'Islam. Ils envahirent d'abord la Syrie, la Mésopotamie, la Perse, puis occupèrent Jérusalem en 638, le reste de l'Afrique romaine vers l'an 700, atteignant l'Espagne en 711. Au début, le chef musulman de Jérusalem toléraient les fondations chrétiennnes et les pèlerins, reconnaissant officiellement, en 807, le nouvel Empereur d'Occident, Charlemagne, en sa qualité de protecteur des chrétiens. Charlemagne contribua à la reconstruction de certains édifices détruits, y compris un hôpital que l'on disait avoir été fondé par le Pape Grégoire en l'an 600, la grande église de Sainte Marie Latine et un monastère de moines bénédictines au service de l'hôpital.
Une seconde vague de persécutions systématiques des chrétiens sévit à la fin du dixième siècle lorsque les tolérants califes de Bagdad furent remplacés par les califes d'Égypte, plus fanatiques. Cependant, cette vague se résorba rapidement. Bientôt, les nouveaux califes conclurent un traité avec l'Empereur romain d'Occident, qui assuma la protection les Lieux Saints et commança la restauration de plus de 3000 églises et d'établissements chrétiens endommangés au cours des persécutions. De nombreux chefs d'État et gens fortunés d'Europe contribuèrent à rétablir la présence chrétienne en Palestine. Parmi eux, se trouvait un groupe de riches marchands de la République commerçante d'Amalfi, au sud de Naples. ils achetèrent les ruines de l'église et de l'hôpital de Charlemagne, à proximité de l'église du Saint-Sépulchre. Ils défrayèrent le coût de la reconstruction de Hôpital, de l'église et du monastère, où les Bénédictines vécurent et travaillèrent de nouveau. Il semble que, pour manifester leur reconnaissance à leurs bienfaiteurs d'Amalfi, les moines adoptèrent la croix à huit pointes, blanche sur fond noir de l'écusson de la République d'Amalfi.
Le Krak des Chevaliers

Vers la fin du onzième siècle, une troisième période difficile commença dans les Lieux Saints lorsque les Turcs musulmans conquirent Jérusalem. Les Lieux Saints furent interdits aux pèlerins qui, lorsqu'ils arrivaient à Jérusalem, étaient refoulés aux portes de la ville. Cette fois cependant, l'Europe avait et la force et la volonté de prendre l'offensive contre l'Islam. Vers l'an 1000, l'Europe occidentale avait commencé à démontrer une remarquable vitalité et activité dont les Croisades furent le résultat. En 1095, le Pape Urbain II prêcha la Première Croisade pour la reconquête des Lieux Saints et, en même temps, pour encourager la Paix de Dieu en Europe, en demandant aux nobles de cesser leurs luttes entre eux et plutôt d'aller combattre les infidèles. Au début de 1097, une grande armée chrétienne progressa depuis Constantinople, en Asie Mineure, prenant Antioche en 1098 et, finalement, Jérusalem en 1099.
Pendant ce temps, au cours du siège de Jérusalem, l'Hôpital des Bénédictines avait continué ses activités sous la direction du Frère Gérard. Après la chute de la ville, de nombreux croisés blessés furent soignés dans son hôpital et, plus tard, ceux-ci firent des dons généreux à l'Hôpital en remerciements pour les soins reçu. Le chef élu de Jérusalem, Godefroy de Bouillon, accorda aussi à l'Hôpital son appui moral et matériel. Alors, le Frère Gérard décida de couper les liens avec les Bénédictins et réorganisa les frères servant à l'Hôpital, sous le nom de "Les pauvres frères de l'Hôpital de Saint-Jean". La confraternité reconnut les statuts et les frères de l'Hôpital soumirent leurs nouveaux status au Pape Pascal 1er. En 1113, le Pape approuva les statuts et les frères de l'Hôpital devinrent un Ordre religieux de l'Église. Sept ans plus tard, Gérard mourut et Raymond du Puy qui lui succéda fut un des grands innovateurs et administrateurs de l'Ordre. Il fut le premier à prendre le titre de "Maître" de l'Hôpital. Le titre de "Grand-Maître" donné au chef de l'Ordre n'apparaît qu'au 13e siècle.
Le jeune Royaume de Jérusalem présentait une structure féodale fragile établie par les barons à l'esprit indépendant et entouré d'ennemis. Le Royaume avait besoin de chevaliers et de colons, mais les Turcs, au nord, fermaient les routes terrestres, de sorte que le Royaume dépendait des routes maritimes et des marchands italiens. Par suite de la pression constante erercée par les musulmans, les frères de l'Hôpital s'adjoignirent graduellement des chevaliers qui prononçaient les mêmes trois voeux que les moines mais se servaient de leurs armes pour la défense des pèlerins et du Royaume chrétien. Tous les membres de l'Ordre de Saint-Jean ou les Hospitalier, comme on les appelait, portaient la robe noire des Hospitaliers ornée de la simple croix blanche à huit pointes. Un siècle plus tard, les chevaliers eurent la permission de porter, sur leur armure, un surcot rouge orné d'une simple croix blanche. Les Chevaliers Templiers et les Hospitaliers étaient, sans aucun doute, l'unité combattant la plus forte et la mieux organisée du Royaume. Les deux Ordres construisirent des fortifications et des château le long des frontières du Royaume afin de protéger les pèlerins. Le Maître Du Puy construisit aussi le grand Hôpital de l'Ordre à Jérusalem, dont les dimensions atteignirent éventuellement 230 par 120 pi., avec une capacité d'environ mille lits. Ce fut aussi Maître Du Puy qui établit la structure européenne de l'Ordre en vue de l'administration des biens donnés à l'Ordre par des donateurs administratifs ou reconnaissants. On établit un prieuré à Saint-Gilles, dans le sud de la France, pour s'occuper de l'Europe de l'ouest, et un autre à Messine pour s'occuper de l'Europe centrale et du sud. Saint-Gilles et Messine furent choisis parce qu'ils étaient des lieux d'embarquement pour les voyages par mer vers la Terre Sainte. Après quarante ans de service comme Maître de l'Ordre, Raymond du Puy mourut en 1160.
A cette époque, les liens entre les rois chrétiens et les barons devinrent ténus, alors que, en 1174, une nouvelle menace survint sous la forme d'une alliance des musulmans de Syrie et d'Égypte sous la direction d'un jeune Kurde génial connu sous le nom de Saladin. La régie interne du Royaume était chaotique lorsque Saladin proclama la Guerre Sainte contre les chrétiens. La première victoire de Saladin fut la défaite d'une armée de Templiers et d'Hospitaliers en Galilée. . Puis il captura Tibériade et, à Hattin, encercla et anéantit le gros des forces chrétiennes. Plus de 1500 chevaliers et 20000 fantassins furent tués. Seuls deux chevaliers survécurent à la bataille. Jérusalem fut encerclé et ses citoyens préférèrent payer eux-mêmes leur rançon afin d'échapper au massacre. Le 2 octobre 1187, Saladin occupa la ville et transforma la plupart des églises en mosquées. Les quelques places fortes chrétiennes qui restaient étaient des villes de la côte syrienne comme Antioche, Tyre et Tripoli.
Lorsque la capitale du Royaume chrétien de Jérusalem tomba sous les assauts des musulmans, on dut transférer l'Hôpital de Saint-Jean à Margat puis à Acre, qui avait été conquis par Richard-Coeur-de-Lion et destiné à devenir la nouvelle capitale chrétienne pour presqu' un siècle. Appelée maintenant Saint-Jean- d'Acre, la ville fut défendue à la fois par les Templiers et par les hospitaliers. Cependant, en 1291, une armée musulmane de 100000 hommes fit le siège de la ville et sa garnison de 14000 hommes, dont 240 étaient des Chevaliers Templiers et 140 des Chevaliers Hospitaliers. Finalement, lorsque la ville capitula au bout de six semaines, seulement six chevaliers et le Maître de l'Hôpital, Jean de Villiers, réussirent à échapper au massacre en s'évadant par la mer.
PLan de l'île de Rhodes
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